23 janvier 2012
L'année du Dragon...
2012, jusqu'à présent, c'est vraiment de la merde.
Autant que jusqu'au 31 décembre, tout se passait bien, il y a eu comme un bug intergalactique à minuit qui a changé le cours des choses. Genre, on change de calendrier et comme par magie ça provoque un tsunami de l'autre côté de la planète.
Jusqu'ici pourtant, rien de bien "grave". Ce sont de petites choses comme casser un verre alors que ça ne m'arrive jamais, renverser le lait à 7h du mat' quand t'es encore crevée alors c'est pas drôle, une couche qui fuit et des draps à changer en pleine nuit, de la lessive à faire, ma commande annulée... V'là.
Mais surtout, Chéri a un nerf qui coince et trois doigts "handicapés" (ce qui est très embêtant) et depuis quelques jours, des vertiges et des nausées.
Lui qui n'est jamais malade, il a fait chauffer la carte Vitale.
Notre médecin n'est pas sûr, mais ses deux symptômes seraient peut-être liés. Le Dr House dirait : "C'est neurologique".
Rendez-vous chez l'ORL demain et le neurologue jeudi.
Et ça c'est sans compter le vaccin de Coccinelle demain, le véto et la banque mercredi, et puis mes aller-retours à la pharmacie, en retard pour aller rechercher Canaille à 11h30, moi courant comme une dératée dans les rues, le petit sac vert fluo de la pharmacie battant dans l'air... J'ai eu la classe (encore une fois).
Mais aujourd'hui, c'est aussi le Nouvel An chinois, et pour le signe du Dragon, ils nous prévoient du changement, du bouleversement, un retournement de situation... Ça me rappelle un certain peuple d'Amérique du Sud, dont certains prétendent qu'ils ont prévu qu'on allait tous mourir. (Nous ne sommes d'ailleurs qu'en janvier, et j'en ai déjà marre des blagues à deux francs sur ce sujet. Le prochain je sens que je vais lui faire manger le calendrier 2013 pour qu'il comprenne.)
Allez, y'a plus qu'à croiser les doigts!!
(Moi je le fais pour deux car Chéri ne sait plus le faire...)
18 janvier 2012
Si spolier et solder commencent par la même lettre, ce n'est pas une coïncidence.
Jeudi, je pars avec Coccinelle à l'assaut des magasins et des soldes, surtout pour rhabiller les enfants. Ça tombe bien, ce que je veux (des pyjamas, des bodies, un nouveau manteau pour Cocci...) est à -50%, je dégaine la carte bleue.
Il y a du monde mais c'est supportable, je jette même un coup d'oeil pour moi. Mais avec la poussette, ce n'est pas pratique et souvent j'atteints le premier rayon, le deuxième est déjà inaccessible, Lady Gaga hurle dans les hauts-parleurs... Je pars donc rapidement! Qu'à cela ne tienne, je vais me lancer dans les soldes par internet, pour une fois!
D'habitude, j'aime voir, toucher, essayer s'il n'y a pas trop de monde en cabine... Mais là c'est cas de force majeure. En quelques clics, je trouve mon bonheur avec une robe à fleurs ceinturée, et un tee-shirt gris.
Je reçois un mail de confirmation, puis le lendemain un mail où est jointe ma facture... Bref tout va bien quoi! Du mardi j'aurai mes nouvelles acquisitions dans ma boite aux lettres!
(...) Si je fais un article, c'est qu'il y a eu un souci quelque part, bien sûr. Commander sur Cachecache.fr, c'est s'exposer à ce que ce soit vos articles qui jouent à cache-cache, usant vos nerfs au passage.
La veille de la livraison, je reçois un mail qui dit qu'il y a eu une rupture de stock, et que je peux faire une croix sur mes achats. Quand j'appelle, la pouf... la conn... la... la... euh... l'employée me dit que le site n'est mis à jour que toutes les 24 heures, donc il y a possibilité que je puisse commander quelque chose alors qu'ils ne l'ont déjà plus en stock.
Et c'est censé être "normal" ça!? Je sais bien qu'en période de soldes, c'est écrabouillage d'orteils, coup de coude dans les côtes et course du clic de souris le plus rapide du Far West, mais je n'arrive pas à comprendre comment un site mis à jour une fois, voire plusieurs fois par jour, arrive à m'envoyer deux mails de confirmation, à me prélever tout de suite, à envoyer une facture, à prévoir une date de livraison etc... et ne se rendre compte que 5 jours après qu'en fait ils n'ont pas l'article!?
Alors oui bien sûr, je vais être remboursée mais tu imagines ma frustration...!
Et la... le... hum hum... l'employée qui me dit encore que "[je] peux me déplacer en magasin"... Ça m'a fait du bien de lui reclaquer que le but des soldes par internet, c'était de ne pas avoir à se déplacer, non?
Le lendemain, je reçois un nouveau mail qui m'annonce que mon colis vient de partir.
Ah tiens, une bonne surprise en vue...? Effectivement je reçois le tee-shirt ce midi.
Il aura fallu batailler pour l'avoir celui-là.
Je n'ai plus qu'à prier pour que le remboursement de la robe ait bien lieu. Et puis je peux faire une croix sur une journée d'été à se balader avec ma dernière trouvaille.
Bon, ça tombe bien, je n'ai pas les jambes fines et bronzées qui allaient avec.
08 janvier 2012
Ainsi va la vie d'une maman.
Quand on devient maman, il y a toute une série de questions sans réponse évidente qui vient nous assaillir chaque jour :
- Mon bébé pleure, dois-je le laisser pleurer ou le prendre à bras?
- Il réclame une tétine, c'est mieux ou pas que le pouce?
- Je lui donne le sein ou le biberon?
Et, comme moi sûrement, vous allez finir par :
avoir des avis de mamans qui ne vous conseilleront que par rapport à leurs propres expériences, avoir l'avis de la grande tata qui n'est plus à la page, lire trois livres de pédiatres sur-diplômés qui se contrediront, surfer sur Doctissimo et pousser un soupir de soulagement en réalisant que votre cas n'est pas si terrible, se dire que, pour le cas de votre bébé, c'est différent, oublier ce qui a été lu dès le lendemain matin et recommencer à stresser, demander conseil au médecin traitant qui redirigera sur un spécialiste qui conseillera de l'homéopathie qui ne marchera pas, re-stresser pour rien, essayer un juste milieu qui cumulerait plusieurs théories qui ne fonctionnera pas, essayer un deuxième juste milieu, s'énerver, culpabiliser de s'être énervée, essayer une troisième option, s'entendre dire qu'on a tort, re-lire des ouvrages spécialisés et en arriver à la conclusion que c'est de la merde, laisser faire, réaliser qu'on est moins stressé et que le bébé l'est aussi, constater avec soulagement que le problème s'est résolu de lui-même, se ronger les ongles car un autre problème est arrivé.
06 janvier 2012
That's hot! (dog)
Ce soir c'était hot dog party : une saucisse de Strasbourg dans du pain avec un chouïa de moutarde, vois comme je suis gastronomique moi le soir, c'est dingue.
Canaille me sort, à la moitié de son hot dog : "et après ça, on prend le repas...?"
Merci mon chéri. Mille mercis.
02 janvier 2012
A new year to come...
Il y a la théorie qui dit que l'année se passera de la façon dont on la commence...
Petite récap' :
31 décembre 2010 : je deviens aphone au cours de la soirée (inutile de s'imaginer un Réveillon de folie, c'est venu tout seul!)
2011... l'année où j'ai sûrement le moins ri, où j'ai aussi le moins parlé...
31 décembre 2009 : Chez ma belle-soeur et mon beau-frère, avec Ex-Meilleure-Amie encore à ce moment-là, mais ça sentait la fin (on reconnait la fin à son odeur de roussi). J'étais enceinte, fatiguée, un peu nauséeuse, et surtout je sentais que j'étais de trop. Le coeur n'y était pas, j'ai eu l'impression d'être dans un mauvais vaudeville, je ne me suis pas amusée.
2010... Le temps révèle la fausseté d'Ex-Meilleure-Amie, son hypocrisie derrière un masque d'apparences trompeuses.
31 décembre 2008 : Chez Ex-Meilleure-Amie, à l'époque on se parlait encore très bien. Sauf que ce Réveillon-là, elle le passe dans la cuisine, m'ordonne de m'asseoir quand je propose mon aide, on passe minuit au son de TF1 (et chacun checkait sa montre genre "oh moi j'ai 23h58"/"ah bah moi j'ai déjà 0h01..."), on s'est donc souhaité une bonne année à table, sans se lever, sans se faire la bise, sans se souhaiter plein de belles choses pour les 365 jours qui suivent... Et on a même pas ouvert le champagne que Chéri et moi avions apporté!! (Trois ans après je suis encore dég'!). Quelle déception!
2009... L'année où on ouvre les yeux sur Ex-Meilleure-Amie. 15 jours de vacances, y'a pas à dire, ça te change les relations.
31 décembre 2007 : chez moi. Enceinte de Canaille de 7 mois et demis, j'ai abandonné rapidement toute idée de faire quoi que ce soit qui implique de la cuisine, et ce sera confit de canard pour tout le monde!
2008... Sont parties, au fur et à mesure des mois, toutes idées de ranger des jouets derrière Canaille, d'avoir une maison propre derrière Canaille, d'avoir du temps à consacrer à autre chose avec Canaille... Ça demande des concessions, d'être maman!
***
Revenons-en à nos moutons :
31 décembre 2011 : n'ayant eu aucune invitation, quelle qu'elle fût, pour le réveillon de la St Sylvestre, Chéri Canaille Coccinelle et moi avons préparé du foie gras et des coquilles St Jacques, on a mis de la musique, on a rigolé... et c'est tout. Ensuite on a répondu à plein de gens qui nous ont souhaité une bonne année par message, mais qui ne nous avaient pas invités. Je ne leur jette pas la pierre, j'ai moins même réalisé, un peu tard, qu'on avait rien de prévu et on a pris la décision de rester à 4, du coup.
2012... Pourvu que cette soirée, agréable certes mais un peu calme, ne soit pas synonyme de notre déchéance sociale...
Ah oui, il y a une autre théorie : celle qui dit que c'est nous qui décidons de notre Vie, et qu'on est maitre de notre Destinée. La mise en pratique de ma nouvelle confiance en moi...? Avoir des nouveaux amis...
Encore bonne année à tous!
30 décembre 2011
C'est la fin ou le début...?
2011 ne t'a pas épargné(e)...? Bienvenue au club!
Mais 2011 est fini!
Pour cette nouvelle année, je te souhaite de l'espoir : celui d'avancer, celui de lutter, de savoir ce que tu veux et tout faire pour y parvenir, de dire ce que tu ressens, de trouver un équilibre entre ton Moi-intérieur et le Moi que tu montres aux gens, celui de relativiser, d'arrêter de te poser beaucoup trop de questions et de culpabiliser, l'espoir de te voir choisir les personnes qui t'entourent avec grand soin, et l'espoir de faire de 2012 une magnifique année...
26 décembre 2011
Syndrome post-Noël
Qu'est-ce qui est le plus écoeurant? Une indigestion de bûche à la crème au beurre ou une indigestion de Cars/Hello Kitty...?
☺ Même si on a essayé d'y échapper, des membres de ma belle-famille nous ont rappelé qu'on est des consommateurs : total look de Flash McQueen (sac, chaussettes, boîte à crayons, premier ordinateur, stickers...) pour l'un et total look rose bonbon (cuisine, poupons, accessoires assortis...) pour l'autre.
☺ Mon 25 décembre matin, outre me battre avec une quantité non-négligeable de cartons qui remplissent la poubelle en un temps record, j'ai fait chauffer le tournevis cruciforme et utiliser beaucoup trop de piles LR6.
☺ Des faits indéniables : Canaille fait exprès de donner la mauvaise réponse pour avoir la petite musique de fin, qui se répète donc mille fois par jour ; les oranges de la marchande servent de balles ; ils se disputent pour avoir le même jouet alors qu'il y en a des tonnes dans le salon ; trop de choses trainent...
... les joies de Noël !!
Mais voir mes enfants faire "comme maman" à cuisiner du brocolis, casser les oeufs dans une casserole, ou mettre du poivre, ça me fait fondre...
22 décembre 2011
Jingle bell, jingle bell, jingle bell rocks...
Canaille (bientôt 4 ans maintenant) commente le décor du sapin de Noël à sa soeur : il y a les perles, les boules, un bonhomme de neige...
Sauf qu'il oublie le mot "paillettes". Alors il dit :
"Oh regarde, la boule, elle a des brillettes!"
***
Quant à sa soeur (17 mois), je dois enlever les boules en chocolat.
Elle tire dessus d'un coup sec et la ficelle se brise, puis mord dedans à pleines dents.
Oui oui, papier compris...
Joyeuses fêtes de fin d'année ♥
17 décembre 2011
La période de fêtes me donne toujours envie de faire du shopping. (Peut-être est-ce dû à un lavage de cerveau à cause des musiques de Noël qui braillent dans de vieux interphones, à répétition).
J'ai toujours envie de m'acheter un belle tenue pour le Réveillon, si possible avec des paillettes et des dorures, de prendre soin de moi, d'acheter aussi pour les autres (ne soyons pas égoïste dans l'âme, c'est Noël!), bref... j'adoooore la fin de l'année, et pas que pour le foie gras.
Cette année, je n'y réchappe pas. Mais cette année, un peu comme les précédentes, mon coeur balance : il y a Chéri qui me pousse pour que je ne "m'oublie pas", j'en ai très envie aussi mais... comme tous les ans, je considère que je ne suis pas une priorité et que les dépenses seront d'abord pour les enfants et la maison.
On doit encore finir les armoires, la salle de bains, il y aura le garage à construire au printemps, il faudra penser à la terrasse aussi... Quant aux enfants, Canaille m'utilise une paire de chaussures par mois (Va savoir comment il fait pour les abîmer comme ça), Coccinelle grandit et la moitié de sa garde-robe n'est plus utilisable, et puis on a fait quelques folies pour leur acheter une tenue pour le 24 décembre...
Mais cette année, je vais me faire un petit plaisir tout de même.
Je me suis acheté un ensemble de lingerie (vu l'article concerné, il n'y aura pas de photos pour des raisons évidentes ^^) et je pense à un éventuel rendez-vous chez le coiffeur... Je cogite pour l'instant.
2012 : l'année où je mets en pratique la confiance en moi accumulée ces deux dernières années. Ça c'est de la résolution de chef!
08 décembre 2011
Délires linguistiques et autres cochonneries quotidiennes.
Apelons un chat un chat.
Quand j'ai décidé de rester à la maison pour m'occuper de mes p'tits monstres, je m'étais auto-imposé une condition : ne pas devenir une maman je-m'en-foutiste, en jogging-baskets-cheveux sales, qui devient invariablement une mégère aigrie qui regarde ce qui se passe chez les voisins et qui radote chez le boucher.
La société évolue très/trop rapidement, et le langage aussi par la même occasion. Mais moi, j'allais me tenir au courant et rester une maman "in". Du moins allais-je faire tous les efforts nécessaires.
Imagine l'expression de surprise, puis de colère que j'ai pu ressentir lorsque j'ai entendu le premier "mais y'a du people ici!" dans le train, prononcé par une ado ingrate de ses ancêtres les gaulois. Et je ne te parle même pas de l'accent écorché vif, qui a dû provoquer un mini-tsunami sur les côtes de Cornouailles.
Comment expliquer, néanmoins, à cette ado, qu'on ne peut décemment pas insérer des mots anglais en-veux-tu-en-voilà dans notre belle langue française, sans faire retourner Balzac ou Hugo dans leur tombe?
Bref, je me suis pliée aux anglicismes de bonne grâce...
... sauf que ma spécialité à la fac était la linguistique anglaise, et qu'à chaque fois que je croisais un de ces petits mots hybrides, racine anglaise et terminaison verbale française, ou invariable anglais mais avec un -S final de notre côté de la Manche, je ne pouvais m'empêcher de frissonner, me rappeler un de mes cours rabâchés sur quelques obscures théories linguistiques.
Avec le temps, on finit par s'habituer aux "checker", "friend-requester" et "black-lister". J'arrive à retenir la vague de nausée qui m'envahit lorsqu'on les prononce près de moi. Les comprendre, oui, mais les utiliser...
Jusqu'à présent, je tiens bon et je ne fais pas de liste de Dos et Donts parce que NON, mettre des pluriels à des auxiliaires verbaux est encore largement au dessus de mes moyens actuels.
Il y a tout de même une petite voix intérieure qui dit que même l'anglais évolue. Parce que je regarde des séries en VO et qu'il y a encore quelque temps, on parlait bien, mais aujourd'hui je vois fleurir des horreurs. De mon temps, on aurait écrit un "she don't" et le prof nous aurait mis au pilori, et nous aurait balancé des Petits Roberts à la figure.
Aujourd'hui ça ne choque plus personne (même plus moi, à vrai dire). Ça s'appelle l'évolution, qu'ils disent.
Après tant d'années de cours d'écriture où tu pouvais te faire reprendre parce que tu avais dépassé la ligne, bienvenue dans les années 2010 où certains semblent avoir des pics de glace sur certaines touches de leur clavier. (Sinon, cmt expliké k il écriv kom sa?).
J'ai l'impression que, tel le dernier village gaulois, je résiste encore et toujours à l'envahisseur, et que bientôt je vais être pointée du doigt comme "celle qui écrit comme dans l'ancien temps, tu sais, quand il y avait encore des dictionnaires et où on nous forçait à apprendre par coeur des règles de gram... Gram... Comment ils disaient déjà!?"
Non contents de modifier notre si belle langue française, les voilà qu'ils se mettent à la violenter. Il y a des jours, lasse de voir des fautes d'orthographe sur mon mur d'actualités, je zappe complètement quelques lignes. Souvent, c'est parce que ces personnes n'ont pas une vie palpitante, et qu'apprendre qu'ils viennent de manger un paquet de Pépito ne m'apportera rien. Mais encore plus souvent, c'est parce que j'en ai marre d'être un Champollion et de me creuser la tête sur leurs hyérogliphes.
Et donc, venons-en au sujet du jour (tout ceci n'était que digression), même si j'ai fait serment d'être au courant des choses actuelles, même si j'ai réussi à suivre le langage des "d'jeuns" alors que j'avais envie de les baffer avec un Petit Larousse Illustré, j'ai fini par être dépassée.
Ça a commencé par "bolosse", que j'ai compris tant bien que mal grâce au contexte.
Et puis dernièrement : "bicraveur". Là j'ai cherché, mais n'ai rien trouvé dans mon répertoire anglais, ni latin, ni grec. J'aurais bien pu trouver que c'était quelqu'un qui cravait deux fois, mais ça ne m'apportait rien. Et puis après une lutte acharnée (je n'aime pas qu'un mot me résiste), j'ai enfin trouvé : c'est un dealer.
Bien. Bien. Bien.
Je ne retiendrais qu'une chose : outre l'abomination linguistique, ceci me rappelle qu'au loin, dans la brume de l'avenir, se profile un trois et un zéro. Bientôt, je ne serai plus de ces jeunettes que je croise parfois dans la rue.
Je m'en fiche, en fait, parce que je ne me sens pas vieille, parce que 30 ans c'est bien (on a son indépendance et de la mâturité, n'est-ce pas?), parce que j'ai l'impression de mieux me connaitre qu'à 20 ans, mais le souci, c'est que je me dis qu'un jour, mes deux p'tits monstres utiliseront d'autres mots incongrus dont j'ignorerai tout de leurs codes, qu'ils me regarderont comme une vieille, et que je ferai même un peu pitié.









